Person | rdac:C10004
Cataloguing Language  |  French · Arabic

René Rémond, 1918‒2007


Data format Public

Language

French

Gender

Male

Date of birth

  • 30 September 1918

Place of birth

Lons-le-Saunier (Jura)

Date of death

  • 4 March 2007

Place of death

Paris

Nationality

France

Profession

Universitaire. - Historien. - Président de la Fondation nationale des sciences politiques. - Membre de l'Académie française

Biography

  • René Rémond est né le 30 septembre 1918 à Lons-le-Saunier. Son grand-père, Émile Rémond, était chef de la gare de Lons-le-Saunier (préfecture du Jura). Son père, Paul Rémond, était à la fois flûtiste et diffuseur auprès des bibliothèques des rayonnages compacs ; sa mère était champenoise. Il est aussi le neveu de Paul Rémond, évêque de Nice de 1930 à 1963, devenu Juste parmi les nations ; le frère de Claude Rémond, créateur de la norme d'électricité NF C 15-100 qui régit les normes de sécurité en France ; ainsi que le parent de Roger Rémond, homme politique connu pour son engagement dans la région Bourgogne. Il est le père du haut-fonctionnaire Bruno Rémond. Après des études aux lycées Carnot, Condorcet et Louis-le-Grand, il est en juillet 1939 admissible au concours d’entrée à l’École normale supérieure, mais est mobilisé jusqu’en 1941. Il entre finalement à l’École en 1942, participe à la Résistance et est reçu deuxième à l’agrégation d’histoire ; il reste rue d’Ulm en tant qu’agrégé préparateur, ou « caïman ». Parallèlement, il s'engage à la Conférence Olivaint. Entré à la Jeunesse étudiante chrétienne (JEC) dans les années 1930, il devient son secrétaire général en 1943. En 1946, il est élu secrétaire général du Centre international de documentation et d’information, créé par la JEC pour asseoir une présence internationale. La même année, il cofonde avec Pierre Juneau la JEC Internationale (JECI-IYCS), qui joue le rôle de coordination internationale des mouvements JEC. Assistant de Pierre Renouvin à la Sorbonne au sortir de la guerre, il obtient en 1952 un doctorat ès lettres avec sa thèse sur « les États-Unis devant l’opinion française (1815–1852) », dirigée par Charles-Henri Pouthas. Durant la rédaction de sa thèse, il a également préparé ce qui deviendra son ouvrage le plus connu, La Droite en France de 1815 à nos jours, qu’il publie en 1954. Il est ensuite assistant à l’université de Paris et devient, en 1956, directeur d’études et de recherche à la Fondation nationale des sciences politiques (FNSP) et maître de conférences, puis professeur des universités à l'institut d’études politiques de Paris. En 1964, il est nommé à la nouvelle Faculté des lettres et sciences humaines de l’université de Paris, à Nanterre, où il occupe la première chaire d’« histoire du xxe siècle » créée en France. En mai 68, il adopte une position prudente face au mouvement. D'abord opposé au Mouvement du 22-Mars et victime, le 2 mai 1968, d'une interruption agitée de son cours, événement qu'il communique, sans dramatiser ni détailler tous les incidents, au doyen Pierre Grappin, il est en voyage en Italie (prévu de longue date) du 5 au 17 mai. Dirigeant du Centre catholique des intellectuels français (CCIF), dont il délègue la gestion à Jean-Marie Mayeur, il conseille à ce dernier de s'abstenir de toute déclaration, pro ou contra, concernant le mouvement. À son retour, il est élu par l'assemblée du 20 mai à la tête du « Comité des huit » du département d'histoire, structure exécutive paritaire joignant professeurs, assistants et étudiants, et bien qu'étant le membre le plus à droite de cette structure, participe à l'élaboration d'une nouvelle organisation universitaire. Son attitude en mai-juin 1968, faite de négociations avec les plus réformistes des contestataires et de maintien de ses principes politiques, contribue à sa popularité, tant chez les étudiants et assistants que parmi les professeurs (malgré quelques crispations éparses). En avril 1969, le doyen Paul Ricœur l'invite à le seconder, Rémond lui succédant en mars 1970 après son départ pour raisons de santé. En février 1971, il est élu président de la nouvelle université de Nanterre, poste qu'il conserve jusqu'en 1976. Il est premier vice-président de la Conférence des présidents d’université, de 1974 à 1976, et directeur de la Revue historique, de 1973 à 1998. Par ailleurs, il est nommé en septembre 1968 au conseil d'administration de l'ORTF. Dès cette époque, il intervient fréquemment à la télévision, à la radio et dans la presse pour commenter l’actualité politique, notamment lors des soirées électorales, et siégera dans divers conseils d’administration d’organismes publics de radio-télédiffusion. En 1978, il participe à la création de l’Institut d’histoire du temps présent (IHTP) dont il sera le premier président de 1979 à 1990. Il est également, de 1988 à sa mort, président du Conseil supérieur des archives. En 1981, il succède à François Goguel à la présidence de la Fondation nationale des sciences politiques, poste qu’il quitte le 30 janvier 2007 au profit de Jean-Claude Casanova. Le 21 décembre 1992, il préside à Nice la cérémonie de remise par Yad Vashem de la médaille de « Juste des nations » à son parent monseigneur Paul Rémond. Le 18 juin 1998, il est élu au premier fauteuil de l’Académie française, où il succède à François Furet, élu et mort l’année précédente avant d’avoir siégé ; il devra faire le double éloge de Furet et de son prédécesseur, Michel Debré. Il meurt le samedi 14 avril 2007 à l’âge de quatre-vingt-huit ans, « des suites d’une maladie ». Le lundi 16 avril 2007, le conseil d’administration de la FNSP baptise du nom de René Rémond l’immeuble situé au no 13 de la rue de l’Université, ancien siège de l’École nationale d’administration. Ses obsèques ont eu lieu le vendredi 20 avril 2007 en l’église Saint-Pierre-de-Montrouge. Y assistaient de nombreuses personnalités telles que François Bayrou, Louis Schweitzer, Valéry Giscard d'Estaing, des membres de l’Académie française dont le secrétaire perpétuel, Hélène Carrère d'Encausse, qui a prononcé un des éloges funèbres. Il repose au cimetière du Père-Lachaise (89e division).

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ISNI | VIAF | FRBNF | IdRef
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