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Ordre des Prêcheurs. Province de Lyon (Lyon) : 1856‒1997


Date of establishment

  • 24 December 1856

Date of termination

  • July 1997

Location of headquarters

  • Lyon

History

Danzas exerce sa charge de père-maître qu’il va cumuler jusqu’en 1854 avec celle de prieur du couvent de Flavigny à partir du moment où Jandel est appelé au cours de l’été 1850 à Rome par Pie IX, comme maître général, afin de réformer l’Ordre des frères prêcheurs. Il s’oppose à la circulaire de Lacordaire, datée du 4 février 1852, qui fixe les matines à 4 heures du matin au lieu de 3 heures. Écrite dans l’intention d’infléchir les difficultés auxquelles Jandel est confronté pour imposer sa réforme de l’Ordre en Italie, cette circulaire ne fait que les accroître en provoquant des remous dans la Province de France. Cette dissension va amener Danzas à se détacher de Lacordaire dont l’« arbitraire » l’inquiète d’autant plus que Jandel, de son côté, met tout en œuvre pour que l’application de la circulaire n’ait pas lieu.
C’est dans ce contexte que Danzas, après avoir été envoyé par Jandel comme visiteur apostolique en Hollande, succède le 15 septembre 1854 à Lacordaire, d’ailleurs avec l’accord de ce dernier, à la charge de prieur de la Province de France. Peu après son élection, il adresse une circulaire datée du 4 juin 1855 qui s’attache à un examen détaillé de la législation, dans des termes abrupts et autoritaires, afin que tout frère souscrive à l’observance littérale en s’engageant par écrit à accepter les propositions ou à les refuser. Sa conception de l’Ordre le conduit à entreprendre, en écho aux souhaits de Jandel, la fondation d’une nouvelle Province, dite du « midi » qui serait de stricte observance. Lorsque Camille Rambaud, laïc rompu au catholicisme social, lui propose, le 4 août 1856, jour de la fête de saint Dominique, de construire un couvent et une chapelle à Lyon, dans le quartier des Brotteaux, il ne peut y voir qu’un signe favorable. La fondation qu’il offre présente non seulement l’avantage d’être immédiate, mais permet une seconde restauration qui respectera, cette fois, les constitutions de façon intégrale. Vincent Jandel vient en personne procéder à la délimitation du terrain qui sera loué aux Hospices civils de Lyon et sur lequel existe une petite maison que Camille Rambaud achète et qui servira de couvent provisoire. Le choix est de constituer un couvent avec quelques pères et frères convers sous le signe de la pauvreté, dans un quartier encore non viabilisé, aux marges des beaux quartiers et d’instaurer une vie quasi monastique qui leur vaudra d’être comparés à des chartreux. Les travaux commencent en septembre 1856 (aménagement de la maison et construction en briques d’une chapelle). Le 24 décembre 1856, Antonin Danzas bénit la chapelle. Il réunit le soir même la petite communauté et érige, au nom du père général, le couvent en couvent de stricte observance, y assignant les religieux présents. Très peu de temps après la fondation du couvent du Saint-Nom de Jésus, le maître de l’Ordre envoie une circulaire datée du 18 février 1857 pour expliquer l’occasion et le but de cette récente fondation et montrer ce que doit être la vie dominicaine fondée sur l’observance. Si la réception de cette circulaire est considérée par la majorité des religieux comme un acte d’accusation contre la Province de France, elle prend vite le statut de charte fondatrice du couvent, qui sera donnée à lire pendant longtemps à tout jeune dominicain qui y sera assigné.

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