Person
Language of data  |  French · Arabic

Gaston Maspero, 1846‒1916


Language

French

Gender

Male

Date of birth

  • 23 June 1846

Place of birth

Paris

Date of death

  • 30 June 1916

Place of death

Paris

Nationality

  • France

Profession

Égyptologue. - Docteur ès lettres (1873). - Directeur de la Mission archéologique française en Égypte (en 1880), fondateur de l'Institut d'Archéologie du Caire (1880), qui deviendra l'École française du Caire. - Professeur au Collège de France (1874-1916). - Membre de l'Institut, Académie des inscriptions et belles-lettres (élu en 1883). - Père de : Maspero, Georges (1872-1942) et Maspero, Henri (1883-1945)

Biography

  • Gaston Maspero est né à Paris de parents originaires de Lombardie, au nord de l'Italie. Il épouse en 1880 Louise Balluet d'Estournelles de Constant de Rebecque (1856-1953), petite-nièce de Benjamin Constant et sœur de Paul d'Estournelles de Constant, sénateur et Prix Nobel de la paix en 19091. Il est le père de Georges Maspero et d'Henri Maspero, tous deux sinologues et de Jean Maspero, helléniste égyptologue. Il fait ses études secondaires au lycée Louis-le-Grand puis à l'École normale supérieure (1865). Il s'intéresse très tôt aux langues orientales et traduit le texte de la « stèle de Napata », rapportée par Auguste Mariette. Il passe une année en Amérique latine, notamment en Uruguay (1867-1868), puis il obtient un poste de répétiteur de langue et d'archéologie égyptiennes, à l'École pratique des hautes études, qui venait d’être créée, et où enseigne Emmanuel de Rougé. Durant la guerre franco-prussienne de 1870, il s’engage comme garde mobile et prend la nationalité française. Le 11 novembre 1871, il épouse la journaliste Harriett Yapp, dite Ettie, proche de Mallarmé. Il soutient en 1873 sa thèse de doctorat de lettres, intitulée Le genre épistolaire chez les anciens Égyptiens, première thèse d'égyptologie universitaire réalisée en France. En 1872, après la mort d’Emmanuel de Rougé, à 26 ans, Gaston Maspero est proposé à la chaire de philologie et antiquités égyptiennes du Collège de France, mais le ministère l'estime trop jeune et le nomme chargé de cours, il ne sera titularisé qu'en mars 1874. En 1880, l'état de santé d'Auguste Mariette s'est altéré, et le cabinet du ministre de l’Instruction publique Jules Ferry nomme Gaston Maspero à la tête d'une mission archéologique permanente, sous le nom d’École française du Caire. Le décret est signé par Jules Ferry le 28 décembre 1880. La mission de Maspero consiste à « dresser le plan d’une école scientifique orientale dont le siège serait au Caire, d’en réunir les éléments et de partir sans retard pour l’Égypte, afin d’appuyer Mariette car si celui-ci venait à mourir et était remplacé par un étranger, la direction du Service officiel des fouilles échapperait à la France ». Après la disparition de Mariette en janvier 1881, Maspero prend sa succession à la direction du Service des antiquités égyptiennes et du musée d’Archéologie égyptienne de Boulaq, au Caire. Il découvre en 1881 à Saqqarah les Textes des Pyramides, textes religieux et rituels, qui avaient pour fonction d'aider le mort à accomplir le passage funéraire. Ces textes concernent plusieurs pharaons, notamment Ounas, Pépi Ier et Pépi. D'autres textes funéraires sont trouvés dans la pyramide de Mérenrê Ier. L’année suivante, Maspero, qui a demandé qu'une enquête officielle soit menée à propos de la cachette royale de Deir el-Bahari, dont des antiquités étaient proposées sur le marché depuis quelques années, peut y accéder. Son collaborateur, Emil Brusch, archéologue allemand, se rend sur le site, revendiquant les momies pour le Service de conservation des antiquités de l'Égypte, et obtient le dégagement et la fouille de la cachette des momies royales pour la mission française. Au début de 1886, Maspero conduit les travaux de désensablement du Sphinx de Gizeh, tandis que quatre habitants de Gournah, fouillant à Deir el-Médineh, trouvent un puits d’accès à une tombe ; Maspero pénètre dans le tombeau de Sennedjem, un fonctionnaire ramesside. Les découvertes sont acheminées vers le musée de Boulaq, devenu trop exigu et que Maspero projette de transférer au Caire. En 1886, Maspero rentre en France, et reprend ses cours au Collège de France et à l'École des hautes études. Il est rappelé en Égypte en 1899, et y reste alors jusqu'en sa retraite en 1914. Il dirige le déménagement du musée d'égyptologie - entre-temps transféré au palais de Giza de 1889 à 1902 — c'est la création du musée égyptien du Caire. L’inauguration officielle a lieu en novembre 1903. À Louxor, dans les temples de Karnak, il fait dégager le site qui est fouillé méthodiquement : « Voici vingt mois que nous pêchons la statue dans le temple de Karnak. [...] Sept cents monuments en pierre sont déjà sortis de l’eau, mais [...] c’est un peuple complet qui remonte à la lumière et qui vient réclamer un abri aux galeries de notre musée. » En 1904, alors que les Britanniques décident de rehausser de sept mètres le barrage d'Assouan, il parvient à lever les fonds nécessaires pour isoler, consolider, mais aussi étudier un grand nombre d'édifices religieux de Basse-Nubie, menacés d'engloutissement. Gaston Maspero quitte définitivement l’Égypte en 1914, laissant la direction générale des Antiquités à Pierre Lacau. Il devient secrétaire perpétuel de l’Académie des inscriptions et belles-lettres, et, le 30 juin 1916, alors qu'il assiste à une séance, il est victime d’un malaise et meurt sur son banc. Sur sa tombe du cimetière du Montparnasse est gravé Ma spero (Mais j’espère).

ISNI

VIAF

BnF

IdRef

Webography

3

AKid   A28826 updated at 2018-12-10

Access points | 2

Authorized

Publication | 21

Production | 20

Social network of this agent | 5